Communication à l’École Normale Supérieure de Lyon
Je m’étais promis, dans le cadre du mémoire de M2R que je dois rendre très prochainement à l’IEP de Grenoble, de faire au moins une communication sur mon thème de recherche, et d’en profiter pour vérifier plusieurs choses.
Tout d’abord, je tenais à vérifier que j’étais (encore) capable de m’exprimer clairement en public, devant un public profane ou presque, extérieur à l’IEP. Les études à Sciences Po tendent à tourner en circuit fermé, et au bout de cinq ans je suis lentement devenu incapable de savoir si j’étais tributaire ou esclave de l’institution. Ensuite, cette communication devait m’aider à faire un peu le point sur ce que j’étais en mesure de rédiger à un instant t sur mon sujet, les inégalités de santé en France et en Grande-Bretagne. Enfin, je m’étais dit qu’une communication produirait un effet d’entraînement qui m’inciterait à terminer mes travaux en retard et à rentrer dans la rédaction du M2R.
En définitive, tout s’est passé à peu près comme prévu (mis à part avec la SNCF, mais c’est une autre histoire).
La genèse de cette communication est assez illustrative, à mon sens, du fonctionnement de l’activité scientifique et de ses réseaux plus ou moins formels. Presque totalement par hasard, j’avais découvert l’activité du site collaboratif Sciences, Communication et Société
quelques mois auparavant, via leur bibliographie CiteULike à laquelle j’ai depuis commencé à contribuer.

La bibliographie du séminaire Sciences, Communication et Société
sur CiteULike, un système de gestion mutualisé des références bibliographiques qui communique avec BibTeX et ses clients comme BibDesk, qui peut se suivre en RSS, et qui comporte tous les avantages des autres plate-formes de social bookmarking (Connotea, del.icio.us, furl…).
Deux laboratoires, le C2SO (Communication Culture et Société) de l’École Normale Supérieure de Lyon - Lettres et Sciences Humaines de Lyon (ENS-LSH) et le CRICS (Centre de recherche Interculturalité et Circulation des Savoirs) de l’Université Diderot - Paris 7, organisent un séminaire commun, tour à tour à Lyon et Paris. Nous avions déjà assisté, avec Amanda, à la seconde séance sur les questions sensibles en environnement.
J’ai pensé à présenter une communication en lisant le programme de la sixième séance, intitulée Engagements, déplacements et résistances dans les pratiques de recherche au quotidien
. Pour comprendre les politiques de santé publique britanniques et la place qui y est accordée aux inégalités de santé, il faut en effet passer par le rapport Black
, et par le conflit qu’il déclencha en 1980 entre le gouvernement britannique et le milieu britannique de la recherche en santé publique. Sur ma demande un peu précipitée, les organisateurs du séminaire ont réussi à m’insérer dans le planning (déjà chargé) de la journée.
La communication est disponible sur le site du séminaire, parmi d’autres ressources documentaires (télécharger). Elle retrace, dans les grandes lignes, l’histoire du rapport Black
et l’incidence qu’elle a eue sur la recherche britannique en santé publique. J’y expose également quelques-unes de mes actuelles hypothèses de travail, qui doivent beaucoup à la lecture des textes de Virginia Berridge. Merci encore à Joëlle, Igor et Pierre pour leurs conseils, leur temps et leur aide.
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