Ce qui favoriserait le développement de la recherche
Première manière de répondre à la question : laisser les concernés répondre.
Page 107, les résultats à la question qui titre ce texte :

Seuls 17% des interrogés semblent se soucier de l’aide aux étudiants, doctorants et jeunes chercheurs. Un peu étrange eu égard à la focalisation des médias sur les jeunes expatriés, non ? L’exil des jeunes post-docs est un symptôme assez visible de la crise de la recherche, et on connaît d’autres cas d’exil (symbolique, avec les chirurgiens). Mais en coulisse, moins d’un chercheur sur cinq fait coïncider ses desiderata avec la représentation médiatique de la crise de la recherche.
Nota bene : les sondeurs ont bien pris en compte la possibilité de sélectionner plusieurs réponses, d’où le total en pourcentage des interrogés avoisinant les 223%.
On peut agréger plusieurs questions autour d’un seul critère, l’argent par exemple, ou la communication. Il en ressort que les questions matérielles préoccupent beaucoup plus les chercheurs que les questions de médiation et de méthodes de travail.
Personnellement, je juge cette opinion curieuse : elle laisse entendre que la crise de la recherche est capable de se résoudre en grande partie par une intervention budgétaire. Dans le même ordre d’idée, cette réponse place la responsabilité de la crise au niveau de l’État, moins au niveau de la recherche elle-même.
Pour un regard inverse à base de mesures simples, gratuites et centrées sur les chercheurs accomplissant par eux-mêmes leur réforme : Faut Pas Rester Là I, II, III.
Ce texte a été reproduit le 29 octobre 2006 à partir des archives de mon ancien blog. Le texte original du 20-21 septembre 2005 a été mis à jour.