Quelques nouveautés
- Les petits curieux qui se sont livrés à l’exégèse des résultats électoraux de cette année peuvent aller lire, moyennant une connexion VPN universitaire, ce que les politistes français en pensent.
Je n’ai lu que le texte d’Étienne Schweisgut : en deuxième année, un de ses textes sur le
coup de barre civique
des années 1980 m’avait marqué, et j’étais très curieux de le lire sur ladroitisation
du vote. - Pour mes copains anglophones et pour me prouver à moi-même que j’intériorise progressivement les fondamentaux de l’économie internationale, voici mes deux nouvelles filiales anglophones délocalisées aux États-Unis : Book of Saturday (universitaire) et Hydragroon (musique).
La croissance endogène des visites tourne à plein, les lecteurs rebondissent d’un blog à l’autre (plus le trafic depuis les tentatives de diversification).
- Nos nouveaux voisins : un couple allemand-néerlandais qui étudie la politique européenne et la politique comparée, un couple du Wyoming dont la femme souhaite travailler dans l’humanitaire en Afrique, un couple anglais-australien dans le biomédical et le couple hongrois-écossais partagé entre théologie et psychologie que nous connaissons depuis l’an dernier et qui garde le même appartement.
La coupure continentale entre les États-Unis et l’Europe ne m’était jamais apparue aussi clairement que dans l’apéritif à rallonge d’hier soir.
- Merci à mes fournisseurs en recommandations littéraires, votre sélection était excellente ! J’ai fini L’Ombre du Vent la semaine dernière.
Pour essayer de marquer l’alternance des langues, j’ai commencé The Rivals sur le couple Blair-Brown. Le style de James Naughtie est usant, on a l’impression pénible qu’il a fallu maquiller un reportage de presse écrite en bouquin. À part ça c’est très bien documenté.
- En revanche, ce qui n’est pas nouveau, ce sont les piles de documentation non lue, sans parler de l’amoncellement de notices bibliographiques qui augmente inutilement dans BibDesk – inutilement vu que mes journées ne peuvent absorber qu’un nombre finalement assez restreint de textes, cinq ou six tout au plus.
Vivement que j’apprenne à trier un peu mieux. Le pire est la sensation de dilution, de flottement théorique qu’on en retire, ce n’est définitivement pas très sécurisant. Ça me semble être l’essentiel de la tâche : un travail sous conditions quasi-maximales d’incertitude, malgré la littérature (finalement pas si) abondante et (faiblement) cumulative.
- Les photos de l’Islande seront en ligne dans le courant du mois. Une petite sélection se trouve sur l’album d’Amanda. À bientôt !
