Blouse Blues
En déménageant les cartons de la cave, je viens de retrouver ma blouse de chimie, que j’avais prêtée à Amanda lorsqu’elle avait de la paillasse à faire pendant son DEUG de biologie à l’Université Joseph Fourier. J’adore ce vêtement, je viens de faire un saut en arrière d’une demi-douzaine d’années :
Mes années de rebellion antisociale m’avaient amené à placarder un slogan ultra-méga-pas conventionnel (mais alors pas du tout, de quoi finir dans les fichiers des Renseignements Généraux au rayon vachement subversif
) au dos :
Tenez, ne perdez pas votre temps, zoomez sur l’inscription.
Un conseil, ne jetez jamais votre blouse de lycée, elle constitue l’attirail parfait du type qui veut avoir l’air sérieux dans sa salle de bain :
Ce dont je suis ridiculement très fier, c’est ce diagramme sur la manche droite :
À l’origine, le diagramme était dessiné à la peinture dorée Humbrol, dont je me servais pour peindre mes modèles réduits d’avions de la Seconde guerre mondiale. Au fil des lavages, la peinture s’est progressivement effacée ; heureusement, Humbrol est une peinture à l’émail qui a laissé une trace décolorée parfaite :
La réponse à la question que vous vous posez est : le diagramme lui-même est recopié depuis la pochette de l’album Discipline de King Crimson, l’un des albums que j’ai le plus écoutés au lycée, ce qui me classait automatiquement dans la catégorie des parias n’écoutant pas Offspring.
Je n’ai pas gardé grand chose de mes années en section internationale scientifique au Lycée Stendhal, mais j’ai gardé cette blouse, et qu’est-ce que j’ai bien fait…
J’essaie de ne déménager qu’une fois par an au maximum, ce type de revival devrait donc vous être épargné jusqu’au mois de juillet 2007.






