À Paris
Carnet de notes rédigées dans le métro.
23 novembre
Un terrain de thèse peut même amener à croiser les élèves
de la Star Academy (ainsi qu’Elliott Murphy et Marc Antoine). Tout le monde prend des photos. Les apprentis-chanteurs déversent l’équivalent musical d’une soupe de croutons glauques baignés dans une balance de basses façon radio FM qui fait appel aux mêmes zones du cerveau que le bruit d’un radiateur qui fuit.
25 novembre
Un peu après la rue Corvisart, le café-restaurant a un vrai zinc et sent délicieusement bon le couscous. La radio passe Metallica, “Nothing Else Matters”.
26 novembre
Ouvrons une page de publicité. Au niveau de 274 faubourg Saint-Antoine, le Casse-Croûte de l’Antoine vend de délicieux petits pains garnis de salades, d’oignons grillés, et surtout de viande charolaise. C’est le meilleur casse-croûte saucisses que j’aie jamais mangé à Paris.
Les étudiants d’une école de commerce management voisine viennent déguster des “pastrami ketchup-mayo” à moins de de cinq euros. Le personnel est adorable et lieu vaut vraiment le détour, le quartier ayant également l’air sympa. Inutile de préciser qu’en plus, fait beau.
28 novembre
Quelques beaux immeubles place Saint-Georges.
29 novembre
La Fnac Saint-Lazare vend le casque baladeur Sony de mes rêves (grosses, basses, repliable…). Après un survol de Mariot sur le président, j’ai foncé vers les tomes 26–31 de Thorgal que je n’avais pas lus. Les derniers Van Hamme/Rosinski sont incroyables, de pures merveilles. Les nouveaux tomes Sente/Rosinski sont moins intéressants… pour le moment. Cette série est magique et l’intégrale en format réduit est abordable.
“Une 50 Vittel avec le dernier Beaujolais !” Il y a du passage dans la brasserie à côté de la gare. J’attends un steak haché frites à six euros pour le recouvrir de moutarde “fine et forte” Amora. Je patiente en bouquinant les premières pages de Robert Linhart, L’établi. Les éditions de Minuit vont bien avec Paris ; Maspero aussi. Le bouquin de sa fille, Le jour où mon père s’est tu, est très bien. Un sans-abri déguste en vociférant quelque chose sur “la famille Poulaga”. Addition à douze euros avec dessert et café.
Sur le retour, ligne 13, j’ouvre les trois leçons de Gøsta Esping-Andersen, qui sont un peu trop doctes. Les inégalités de santé sont traitées de manière résiduelle, par quelques paragraphes et des notes de bas-de-page sur les différences de mortalité (les travaux d’Éric Jougla, récemment récompensé à très juste titre par l’Inserm, sont cités). C’est pourtant une dimension transversale majeure des chapitres 2 (tout commence à la petite enfance) et 3 (le vieillissement repose la question de l’équité entre et dans les générations).






Une rapide question, sans trop de rapport avec le sujet : le formulaire de contact de Boîte noire fonctionne ? je t’ai envoyé un mail il y a quelques temps, il est bien arrivé ? Merci, et toutes mes excuses pour le hors-sujet…
Je viens de passer sous WordPress 2.7, je confirme que le formulaire marche ; j’ai même réécrit certains réglages pour m’en assurer. Je teste la fonction “instant reply”…